Un derby, ça se gagne !

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C’est le soir du vrai derby, le plus chaud de France : Lyon accueille pour la première fois au Parc Olympique Lyonnais, sa magnifique et nouvelle enceinte, son grand rival de toujours, St-Etienne. Et ce derby, il faut le gagner. Il faut le gagner parce que c’est LE DERBY, mais aussi parce que Lyon doit prendre des points au classement et regagner de la confiance après deux défaites d’affilées (face à Séville en Ligue des Champions et Lorient en Ligue 1). Un derby, ça se ne joue pas à 11, mais avec le public, les supporters. Et ce soir, c’est avec 57 050 supporters, record d’affluence pour un derby et pour le Parc OL, que le derby va se vivre. Les Gones le savent bien. Deux heures avant le match, aux abords du stade, résonnent déjà les chants dans une épaisse fumée laissée par les fumigènes. Dans le stade, qui n’accueillera pas les supporters adverses ayant refusé de venir, c’est encore calme mais pas pour longtemps. Dès l’entrée du gardien stéphanois, Stéphane Ruffier, les chants (et insultes) pleuvent. A l’entrée des joueurs lyonnais, l’ambiance monte encore d’un cran, applaudissements et chants font vibrer le grand stade des Lumières. Lors de l’annonce des joueurs, des rires éclatent dans les tribunes : en effet, Romain Hamouma est rebaptisé Cyril Hamouma (clin d’oeil, sans doute, à un célèbre animateur) et Samuel Umtiti est annoncé titulaire (il est parti cet été pour Barcelone). Ces erreurs sont vite oubliées lorsque le fameux « Ahou » lyonnais est lancé. Un tel clapping à 57 000 personnes, ça donne des frissons. De magnifiques tifos sont également mis en place.

Le coup d’envoi est donné dans la capitale des Gaules, alors que beaucoup de joueurs sont blessés, coté lyonnais comme coté stéphanois. Il faut donc composer avec les absents. Le premier quart d’heure est plutôt lyonnais avec notamment une grosse occasion de Fekir qui, sur une contre attaque après un coup franc stéphanois, se retrouve seule face à Ruffier, mais perd son duel face au gardien. Les occasions ne pleuvent pas et les Verts se trouvent de mieux en mieux, remportant beaucoup plus de duels que les lyonnais. L’ASSE perd ensuite Romain Hamouma, blessé. Les occasions ne sont pas franches, ni d’un côté, ni de l’autre et le rythme baisse, sur le terrain puis dans les tribunes. Lyon peine à reprendre le contrôle du jeu et laisse St Etienne se créer quelques occasions. Les Lyonnais se retrouvent même acculés dans leur camp. Finalement, à la 41è minute, Nabil Fekir accélère sur le coté droit jusqu’à l’entrée de la surface stéphanoise puis centre. BUT. Si, au départ, il semble que personne ne puisse reprendre, Sergi Darder arrive tête la première et offre le premier but de la rencontre aux Lyonnais, sur leur deuxième occasion, avant que les deux équipes ne rejoignent les vestiaires.

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Avant la seconde mi-temps, Robert Beric est remplacé, blessé. L’entame de la deuxième mi-temps est stéphanoise, en terme de possession notamment, et il faut un grand Lopes pour sauver Lyon de l’égalisation. Alors que les Verts poussent, les locaux, eux, n’arrivent pas à construire leurs actions et peinent beaucoup dans la finition. Finalement, Mathieu Valbuena, auteur d’un match très moyen, est remplacé par Rachid Ghezzal à la 64ème. Il faut reconnaitre que l’entrée de Ghezzal change tout puisque, dans les minutes suivantes, Lyon reprend des couleurs et se montre à nouveau dangereux. La tête du jeune Lucas Tousart, encore auteur d’une bonne performance, sur un coup franc de Fekir, passe juste au dessus du but de Ruffier. Quelques secondes plus tard, le capitaine lyonnais, Corentin Tolisso, aligné latéral droit, lancé à pleine vitesse dans la surface, décoche une frappe puissante du droit détournée par le portier stéphanois. Après l’entrée de Nolan Roux du côté de l’ASSE, les occasions s’enchainent encore pour les lyonnais. Sur une contre-attaque rapide, Ferri trouve Tolisso qui sprinte vers le but mais sa frappe n’est pas assez puissante et Ruffier la détourne. Puis, c’est au tour de Darder de tenter sa chance mais sa frappe passe juste au dessus du but. Il faut un bon Ruffier pour, dans la minute qui suit, détourner la puissante frappe de Fekir, sur une belle combinaison avec Ghezzal. A la 88è, Nabil Fekir, auteur de la passe décisive pour Darder, est remplacé par Kalulu, et sort sous l’ovation du public lyonnais. Quelques secondes plus tard, Rachid Ghezzal récupère un ballon dans l’axe, contrôle du droit et décoche une frappe puissante à 20m. BUT. Le ballon vient se loger dans les cages après avoir touché le poteau droit. « Rachon », comme il est surnommé par les supporters, double donc la mise et marque dans le derby, dans le stade Décines, ville où il est né. Le coup de sifflet final retentit et le stade exulte. Les supporters chantent. Les joueurs viennent les saluer et lancent un « Ahou » devant les Bad Gones avant de rentrer au vestiaire.

Ce n’était certainement pas un bon match, notamment coté lyonnais, à l’image de la performance de Valbuena, même s’il y avait du rythme dans cette rencontre. Mais de bonnes choses sont à retenir, notamment la confirmation du bon retour de Fekir ou encore le retour du buteur, Ghezzal, dont la prolongation est toujours attendue. Mais son but pourrait donner des idées au président Aulas. Les lyonnais l’emportent ce soir grâce à leur réalisme, malgré un match moyen. Quoiqu’il en soit, ce qui compte dans un derby, finalement, c’est de gagner, peu importe la manière.

Laura Capievic

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