Soirée d’intégration, bon plan ou fausse bonne idée ?

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Rendez-vous au Pop le 25 septembre 2014 pour la soirée d’inCORPOration », voilà ce que l’on pouvait lire à peu près partout autour et dans la fac, ainsi que sur le net. La soirée d’intégration est un rituel pour chaque arrivage… Ou plutôt « est censé être ». Pourtant, il s’agit également d’une façon pour les plus anciens d’intégrer les nouveaux. Tout le monde semble avoir cependant oublié cet état de fait.
C’est une vérité vraie, Lyon III est réputée pour son bal du droit. Pour sa soirée d’intégration en revanche, ça reste à prouver. Malgré cela, la Corpo s’estime fière d’elle pour cette soirée de rentrée. Ainsi, effectuons un retour à la source afin de d’en découvrir les mystères.

Demoiselles et damoiseaux, interrogeons-nous sur la participation des étudiants. A cet effet, quelques chiffres : 1400 entrées sur l’ensemble de l’université et XXXX de bénéfices, (pour obtenir cette information il faut leur passer sur le corps). Les préventes étaient accessibles au local et s’élevaient à 9€, ce qui reste abordable.
Penchons-nous maintenant sur les premiers intéressés. Au sein de ma promotion, j’ai demandé furtivement leur position vis-à-vis de la soirée : 66% de mes camarades n’étaient tout simplement pas intéressés et n’ont pas eu envie d’y aller.
Pourquoi ? Par manque de motivation, peur de se retrouver seul ou encore une autre soirée de prévue ?

La soirée d’intégration de Lyon III a en effet eu lieu en boîte de nuit. Ceci reste le moyen le plus simple pour les organisateurs étant donné que tout est sur place ; on peut parler d’un package. Cependant, les méthodes les plus simples ne font pas forcément les meilleures soirées.
Pour ceux qui ne connaîtraient pas le POP, l’entrée (qui pour certains est immense et n’a fait que diviser les participants à l’évènement) fait aussi office de coin fumeur.
Le POP est constitué de deux salles, ainsi il est question de deux ambiances différentes. La boîte est grande, et peut être, malheureusement, trop aérée pour 1400 étudiants.

L’ambiance était typiquement celle d’une boîte de nuit, ce qui a peut-être refroidi certains, et pourrait expliquer que le résultat de mon sondage n’ait pas révélé un taux de participation élevé.
Evidemment, j’ai posé la question à des personnes qui, elles, y sont allées : « l’ambiance était sympa », « j’ai rencontré des gens cools mais que je ne reverrai peut être pas », « la boîte était à mon sens trop grande et la grande partie fumeur a divisé les personnes »…
Quant à l’ambiance à proprement parler, elle était assurée par le POP lui-même, ainsi donc par des professionnels de la nuit. La boîte de nuit est très réputée, plus particulièrement pour ses soirées à thème et pour les choix musicaux de ses DJs. L’une des pièces était ambiancée par un des DJs, et dans l’autre salle l’on devait se contenter d’un mix déjà préparé. C’est un petit bémol, mais pour une soirée étudiante ce n’est pas non plus une faute proéminente.

Aucune animation n’avait été prévue en plus de la musique ; la boîte n’offrait pas les conditions idéales pour cela. Peut-être est-ce la raison pour laquelle la soirée d’intégration ne s’est pas distinguée des autres. Les étudiants qui étaient venus pour se faire « intégrer » ont dû se débrouiller par eux-mêmes. Pas nécessairement une mauvaise chose en soi, mais ainsi l’évènement a-t-il davantage été une soirée étudiante qu’une soirée d’intégration.
Certes on ne peut se fonder sur cet échantillon, mais cela peut en donner une idée. Les témoignages sont plutôt encourageants pour les organisateurs mais ne proviennent que d’une partie des étudiants seulement.

On note aussi pour la première fois, en plus de la soirée, l’organisation d’un weekend aidant à l’intégration (le 4 et 5 octobre). En effet la Corpo s’est investie dans un tout autre type d’évènement visant aussi à l’intégration. Malgré toute sa bonne volonté, le nombre de place était limité et s’adressait aux plus motivés. Les retours sont toutefois positifs et ce weekend d’InCORPOration pourrait bien devenir une tradition si cette tendance se confirme.
Le bilan de 2014 n’en est pas pour autant catastrophique. Reste encore à savoir s’il suffira à une université de cette envergure…

Affaire à suivre.

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