Pour que la semaine soit parfaite !

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Jeudi soir, Lyon affrontait Everton dans le cadre des phases de poules de l’Europa League. Après deux matchs nuls, l’OL doit gagner s’il veut aller plus loin dans une compétition féroce. L’OL fait une très bonne première période, qui démarre par l’ouverture du score de Nabil Fekir sur penalty, à la 6è minute. Les occasions sont lyonnaises, et les anglais ont peu de possibilités. Dans le stade, on n’entend que les supporters de la capitale des Gaules, en déplacement, que l’on doit féliciter encore et encore ! Les choses changent en deuxième mi-temps. Lyon a baissé de régime et Everton se montre beaucoup plus agressif. Tellement agressif d’ailleurs qu’une scène incroyable va se produire sur le bord du terrain. Alors qu’Anthony Lopes, le gardien lyonnais, saute pour attraper des deux mains le ballon, Williams, avec qui il est alors à la lutte, lui assène un violent coup dans le ventre des deux poings alors qu’il est en l’air. Lopes se retrouve projeté contre les panneaux publicitaires. S’il se relève vite, une bagarre générale a le temps d’éclater, rendue d’autant plus incroyable que les supporters d’Everton tentent de frapper les joueurs lyonnais, l’un d’entre eux avec un enfant dans les bras… Mais cette folle scène n’est pas fini : l’arbitre sanctionne Williams simplement d’un jaune. Et, comme le sort aime l’ironie, c’est Williams qui va égaliser quelques minutes plus tard. Mais Lyon n’a pas dit son dernier mot, et Traoré donne finalement la victoire à l’OL seulement quelques instants plus tard. Lyon est deuxième de son groupe.

Dimanche après-midi, c’est un match de Ligue 1 qui attend l’OL, face à Troyes. Pour la première fois depuis le début de saison, Fekir est préservé, sur le banc. Les lyonnais sont auteurs des premières actions du match mais la première occasion, à la 16è minute, est troyenne, sur un coup franc tiré par Khaoui, et qui passe juste au dessus de la lucarne. Mais ensuite, tout se passe du côté lyonnais notamment avec Traoré qui ouvre le score à la 21è minute : grâce au travail d’Aouar, dont on a encore pu voir le talent, Marcal centre fort à ras de terre et Traoré frappe fort au but. Si l’ESTAC tente de revenir au score, c’est sans succès et sans réelle action marquante. De même, coté lyonnais, la domination devient stérile. Mais la deuxième mi-temps va voir Lyon dérouler, et même très bien dérouler. A la 49è, Ndombele récupère le ballon, adresse une transversale à Memphis, seul à gauche, qui envoie le ballon dans le petit filet opposé : 0-2. Les troyens sont acculés par les vagues lyonnaises. A la 66è, Mariano, sur contre attaque, fait une belle remontée jusqu’à l’entrée de la surface, une action qui aurait pu être parfaite et joliment conclue s’il n’avait pas fait preuve d’égoïsme en ne passant la balle à Memphis. Mais, par chance, alors que Mariano est taclé, le ballon revient dans les pieds de Memphis qui enfonce le clou (0-3). Quant à Mariano, cet égoïsme est probablement un péché de jeunesse, on l’espère, amené par son envie dévorante de buts. Néanmoins, il est à l’origine de l’action qui amène le penalty puisqu’il lance Memphis en profondeur d’une passe précise qui permet au néerlandais de cadrer son tir, repoussé de la main par un joueur troyen… qui n’était pas le gardien. Penalty est donc sifflé (en plus d’un carton rouge pour Hérelle) et l’envie de but de Mariano va encore parler puisqu’il va demander à Memphis de lui laisser tirer le penalty, alors même que c’est ce dernier qui, en l’absence de Fekir, a été désigné comme le tireur. Finalement, Mariano s’incline et Depay transforme par une panenka (0-4). Finalement, la faim de but de Mariano va être apaisée pour le 0-5 : le jeune Maolida voit sa frappe repoussée, Mariano récupère et, avec beaucoup de sang froid, réussit à conserver le ballon et fixer ses deux adversaires pour finalement marquer. On remarquera, sur cette action encore, qu’il aurait pu faire une passe en retrait à Maolida, afin d’assurer le but. Maolida a d’ailleurs eu un geste d’humeur à ce moment là… Encore une fois, il faut espérer pour l’OL que l’individualisme de Mariano s’amenuise : il progresse néanmoins, est un peu plus présent dans le jeu qu’en début de saison. S’il continue dans ce sens, il jouera très vite beaucoup plus collectif. Autre chose découle de ce match : il n’y a pas d’évidente Fekir dépendance !

Avec ce carton et la victoire en Europa League, c’était une belle semaine pour l’OL !

Laura Capievic

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