Retour sur le Harvard World Model United Nations

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Du 13 au 20 mars 2016, l’association Poli’Gones a envoyé une délégation d’étudiants à la vingt-cinquième édition du Harvard World Model United Nations, organisé cette année à Rome.

Commençons par le commencement. Qu’est-ce qu’un MUN ? Il s’agit d’une simulation des débats qui ont lieu dans les différents comités des Nations Unies. Durant une semaine, des étudiants du monde entier se rassemblent pour se transformer en diplomates éphémères, représentant le pays qui leur est attribué au sein des divers comités de crise, conseils économiques et sociaux ou encore assemblées générales. Les sujets débattus font partis des problématiques et enjeux actuels, comme l’accès aux énergies renouvelables, le trafic d’êtres humains, le droit à la santé ou encore l’occupation de territoires disputés. Le WorldMUN a aussi été l’occasion d’échanger sur les crises majeures qui ont lieu dans le monde, comme la crise des réfugiés pour le Sommet de l’Europe.

Les débats ont été ponctués tout au long de la semaine par des événements et soirées dans des prestigieux bâtiments romains. Le palais des congrès nous a ouvert ses portes, et le Musée d’Art Contemporain était notre hôte le temps d’un soir. De ce WorldMUN on retiendra surtout la mémorable Toga Farwell Party, où le dresscode, en clin d’œil à la ville d’accueil de cette année, était des toges romaines – ou les draps blancs des hôtels, en substitut.

Nous passerons outre l’organisation quelque peu douteuse de cet évènement, pour nous concentrer sur ce qui a rendu ce WorldMUN inoubliable.

Cette semaine a été un lieu de rencontres en tout genre. Le WorldMUN est en soi extraordinaire dans sa capacité à rassembler dans une même ville près de 2500 personnes venues de plus de 115 pays différents. Etudiants en économie, en droit, en affaires, en relations internationales ou encore en science politique, certaines délégations n’ont pas hésité à traverser le monde pour participer à cette simulation des Nations Unies et tenter de décrocher les précieux Awards, récompenses pour la qualité des prestations en comité. Une telle concentration de nationalités revêt quelque chose d’incroyable. On peut parler avec un péruvien le matin, déjeuner avec un australien à midi, faire connaissance avec une taiwanaise l’après-midi et danser le soir avec une iranienne. Aussi, il serait bien dommage de séjourner à Rome sans profiter de sa richesse culturelle. En milieu de semaine, entre les intenses journées de débat en comité, le Colisée et le forum a ouvert ses portes aux 2500 participants munis de leurs drapeaux, une occasion pour arborer fièrement nos couleurs au détour des ruines romaines et entretenir ces relations internationales.

Mais ce ne sont pas seulement les rencontres avec les autres délégués qui ont fait de ce MUN un évènement si spécial. En effet, nous avons eu l’opportunité et même le privilège de rencontrer, lors de la cérémonie d’ouverture, le premier ministre italien Matéo Renzi qui, au cours d’une allocution de qualité, nous a fait comprendre les enjeux auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui, mais qui serons aussi les nôtres demain. La rencontre la plus marquante restera celle avec le Pape François, qui nous a fait l’honneur de nous accorder de son temps pour une allocution attendue de tous.

Alors oui, on ne va pas se le cacher, on aurait pu s’attendre à un peu mieux aux vues du prestige qui entoure habituellement cet évènement. Oui, on a été parfois atterré par une organisation hasardeuse qui nous aura eu tendance à vider notre portefeuille ou tester nos nerfs dans de longs moments d’attente, mais nous retiendrons de cette semaine tout ce qui a rempli nos mémoires de beaux souvenirs. Toutes ces rencontres, ces nouvelles amitiés des quatre coins du monde, ces débats constructifs, ces soirées inoubliables. Et, par-dessus tout, la belle ville de Rome.

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