Quel pied !

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Pour le compte de la 14ème journée de Ligue 1, l’Olympique Lyonnais affrontait l’OGC Nice, deux équipes désormais qualifiées pour les 16èmes de finale de la Ligue Europa. À cette occasion, l’OL a la possibilité de revenir à hauteur de Monaco, deuxième de Ligue 1 actuellement. Le point noir avant de débuter ce match est l’absence du capitaine lyonnais Nabil Fékir, malade. Alors, Fékir dépendance ou non ?

Composition :

Nice : Benitez – Souquet, Marlon, Dante (cap.), Le Marchand, Jallet – Tameze, N. Mendy, Seri – Plea, Balotelli.

Lyon : A. Lopes (cap.) – Tete, Marcelo, M. Diakhaby, Marçal – Ndombele, Tousart, Aouar – Cornet, Mariano Diaz, Memphis.

Le match démarre fort pour les lyonnais avec une première occasion dès la 3ème minute, suivie immédiatement, à la 5ème minute, du premier but du festival lyonnais du jour : Tousart récupère le ballon dans les pieds de Dante, puis Cornet accélère dans son couloir droit avant de mettre le ballon directement sur le pied de droit de Depay qui frappe sans contrôle et marque (0-1). Les lyonnais dominent, maitrisent leur sujet et si Balotelli tente de réveiller les siens, les Aiglons ne se montrent pas dangereux, au contraire des lyonnais qui multiplient les occasions, notamment à la 16ème minute où il faut le bout du gant de Benitez, gardien niçois, pour dévier le ballon qui allait au but et le manque de réalisme de Mariano, dont la reprise s’envole bien trop haut. À la 20ème minute, on assiste à une magnifique offensive lyonnaise. Ndombele, d’un ballon piqué pour Tête, permet à ce dernier de décaler Cornet, ballon à terre, qui se lance dans la surface niçoise, résiste aux défenseurs et trompe Benitez d’une frappe du droit. À peine 7 minutes plus tard, Mariano, le chasseur (en référence à son envie de but et ses pressing très intensifs), sale l’addition sur une passe parfaite d’Aouar après un contrôle orienté bien exécuté et un tir du droit bien net (0-3). 10 minutes plus tard, Cornet arrache le ballon à Séri, permettant à Mariano de le récupérer et d’aller vers le but pour adresser une passe à Depay qui, d’une frappe enroulée du droit, vient mettre le 4ème but et inscrit un doublé (0-4). Dans cette première mi-temps, Lyon prend son pied et nous fait vibrer. Le milieu de terrain lyonnais, dont la moyenne d’âge est alors de 20 ans, est plutôt impressionnant, et dégage sérénité et intelligence de jeu, surpassant largement le milieu de terrain niçois.

Le retour sur la pelouse, pour la deuxième mi-temps, implique un double changement côté niçois, notamment après un discours de leur président dans les vestiaires, un discours de re-motivation. Cette seconde mi-temps est moins intéressante que la première. Les Aiglons ont relevé un peu leur niveau de jeu mais ça reste très insuffisant tandis que Lyon est moins percutant. Il n’y a pas d’occasion franche avant la 60ème, malgré le coup franc extrêmement puissant de Balotelli facilement capté par Lopes (même si la puissance du coup franc aurait pu lui casser un poignet), et elle est lyonnaise : Benitez dévie une frappe de Memphis aux 20m, au ras du poteau. À la 70ème, Nice se retrouve à 10 pour un deuxième carton jaune à Santos. L’entraineur lyonnais, Bruno Genesio, opère alors des changements, en faisant entrer les jeunes sur le terrain, Maolida et Gouiri. Et c’était bien inspiré : à peine cinq minutes après son entrée en jeu, Myziane Maolida inscrit le 5ème but lyonnais sur un service de Ndombele.

Les lyonnais s’imposent donc 5 à 0 dans un match où ils ont été supérieurs techniquement mais aussi collectivement. Le 5ème but leur permet d’ailleurs de passer devant Monaco à la différence de buts avant le match de l’ASM contre le PSG. De leur côté, les Aiglons sombrent et se retrouvent barragistes. En tout cas, le score et la première mi-temps ont permis aux supporters lyonnais de se dire « Quel pied ! ».

Le joueur du match

Memphis : il n’est pas à proprement parler LE joueur du match mais sa progression depuis quelques matchs l’a amené à un excellent niveau, en témoigne notamment son doublé du jour. Seul point noir au tableau de Memphis aujourd’hui, ses protestations au moment de sortir pour laisser la place à un jeune, Gouiri : si son envie de rester sur le terrain et de faire encore mieux est ce que l’on attend de lui, il faudrait qu’il évite de trop le montrer et qu’il laisse aussi les jeunes joueurs profiter du peu de temps de jeu qu’ils peuvent avoir.

Laura Capievic

 

Photographie : Compte Twitter Café du Commerce

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