OL / PSG : Une explosion de saveurs !

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Pour doubler le bonheur, il faut le partager (Paul Bocuse)

Pour le compte de la 22ème journée de Ligue 1 Conforama, voici venu le temps du choc opposant Lyon, second du championnat avant la victoire de Marseille face à Caen, et Paris, premier du championnat et promis par beaucoup comme le futur champion. Ambiance de Champion’s League au Groupama Stadium pour un match qui permettrait à l’OL de reprendre la place de second aux Marseillais, ainsi supporters d’un soir de leur « ennemi de toujours » parisien . Avant le match, la capitale des Gaules, en deuil, se devait de rendre un hommage à Monsieur Paul Bocuse, décédé quelques jours auparavant. Coté lyonnais, une victoire serait un plus bel hommage que la belle minute d’applaudissement rendue au pape de la cuisine.

Les lyonnais donnent le coup d’envoi et, au bout d’1 minute 33 de jeu, ouvrent le score grâce à un superbe coup franc de Nabil Fekir, qui a bien profité de l’anticipation de centre du gardien parisien, très mal placé, et qui reste un gros point faible de l’équipe parisienne. Lyon mène donc rapidement mais ne recule pas pour autant, continuant à presser haut, notamment au milieu de terrain où Ndombele est en feu. Le PSG est désorganisé et ne parvient pas à mettre la main sur le ballon. Mais le club de la capitale, même en l’absence de Neymar, reste un ogre et parvient à reprendre le contrôle du jeu, faisant reculer Lyon qui résiste néanmoins. La domination est nette concernant la possession mais les occasions parisiennes sont rares voire inexistantes.

Le premier fait du match (il en faut forcément …) est le choc particulièrement violent entre Anthony Lopes, le portier lyonnais, et Kylian Mbappé, le jeune attaquant parisien, qui est finalement sorti sur blessure. Finalement, rien de grave pour le jeune homme mais le débat est ouvert. La sortie de Lopes était-elle dangereuse ? Y avait-il trop d’agressivité ? Cela méritait-il la double peine penalty/carton rouge ? L’arbitre de la rencontre, M. Turpin ne l’a pas jugé ainsi. Au niveau de nos célèbres commentateurs et analystes, Lopes doit absolument être sanctionné. S’opposent ainsi ici la règle et la violence de l’action. Certes, la sortie de Lopes est dangereuse, comme le pied haut en avant de Mbappé sur l’action. De plus, pouvait-il faire autrement ? Peut-être aurait-il dû laisser l’attaquant marquer ? Lopes voit Kylian arriver, ce qui lui permet d’anticiper et de se protéger, tandis que le parisien est surpris, à l’inverse. La violence du choc et le fait que cela concerne une star de la Ligue 1 ne doit pas amener à ce que tout le monde tombe sur le dos de Lopes. Plus tard, ce dernier est allé s’enquérir de l’état de santé de Mbappé, qui a lui-même écrit sur Twitter, avec plus de maturité que ceux qui ont commenté largement cette action, « sans rancune Anthony Lopes ».

Paris est donc privé de son rapide attaquant. Finalement, ce n’est qu’à la 45è +3 que le PSG se crée enfin une occasion et égalise par une superbe volée de Kurzawa. Ce but provoque la colère du banc lyonnais reprochant à l’arbitre de ne pas avoir sifflé une faute sur Nabil Fekir, qui a permis la récupération parisienne. Il s’agit ici d’un autre fait de jeu discutable mais sans grand intérêt finalement, au regard de la légèreté de la faute.

En seconde période, Lyon est moins agressif et Paris maitrise mieux, se créant une ou deux occasions. Coté lyonnais, seul Ndombele semble avoir encore du feu dans les jambes. Mais le match voit encore un autre fait de jeu : l’expulsion, tout à fait justifiée, de Dani Alves, hauteur d’une grosse faute sur Ndombéle. S’il aurait pu s’en sortir avec un carton jaune, sa réaction agressive face à M. Turpin lui vaut un rouge et un retour au vestiaire. En supériorité numérique, on pourrait penser que l’OL va aller chercher sa victoire avec les tripes. Pourtant, aucun des deux camps ne montrent une véritable envie de repartir avec les 3 points. Le match, très intense jusqu’ici, devient plus ennuyeux. La crainte de perdre sans néanmoins quitter les lyonnais dans les dernières minutes du match. Reprenant au fur et à mesure la maitrise du ballon, ils finissent par camper dans le camp parisien, et se procurent des occasions. Cependant, ils ne parviennent pas à repasser devant.
Jusqu’à ce qu’arrive la 90+4 minute… A la suite d’une mauvaise relance, Fekir est relancé plein axe, sert Memphis qui enroule sa frappe. Le ballon finit sa course dans la lucarne d’un Areola impuissant. Et là, c’est l’explosion dans le stade, une explosion de joie intense qui, je l’espère, aura régalé celui qui a régalé le monde entier toute sa vie, notre Lyonnais, notre Monsieur Paul.

L’OL est décidément coutumier des victoires à la dernière seconde (comme la victoire contre Monaco à domicile). Quelle émotion ! Qu’est-ce que c’est beau une victoire à la dernière seconde ! Marseillais et Monégasques devaient être tout chamboulés ! Je n’aurais qu’un seul regret : avoir prédit le 2-1 avec un but à la 94è, mais ne pas avoir parié !

Laura Capievic

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