Objectif maison blanche

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Le 8 Novembre 2016 se tiendra l’ultime étape des élections qui désigneront le futur Président américain. Peut-on d’ores et déjà dégager une tendance ? Qui succèdera à Barack Obama ? Si du côté républicain, Donald Trump fait énormément parler de lui, du côté démocrate, un duel se joue entre Hillary Clinton, ancienne secrétaire d’État et ex-première dame, et Bernie Sanders, sénateur du Vermont. Certes, ces noms ne nous semblent pas inconnus, mais que savons-nous véritablement des candidats qui aspirent à diriger les Etats-Unis et à prendre la relève d’Obama ?

De nombreux candidats se sont présentés aux primaires, notamment le républicain Ted Cruz, représentant du Texas au Sénat américain, et le démocrate Jim Webb, qui a fondé une campagne électorale en bras de fer contre Clinton. De manière générale les républicains, conservateurs, investissent dans une campagne patriotique et sont axés sur des valeurs morales, la plupart d’entre eux se positionnant pour la peine de mort et contre l’union des couples de même sexe. Pour ce qui est des démocrates, les programmes sont plus axés sur une politique sociale, certains candidats soulevant des questions sujettes à polémique comme le contrôle des armes. La majorité des candidats démocrates se prononcent contre la peine de mort et pour l’union entre personnes de même sexe. Si la liste des candidats dans chaque parti est conséquente, en réalité, seuls trois candidats présentent de véritables chances de l’emporter.

clinton

Chez les républicains, Donald Trump est donné ultra favori. Ce magnat de l’immobilier, multimillionnaire, fait parler de lui pour ses déclarations quelque peu… discriminatoires. Entre remarques sexistes et hostilité envers les étrangers, Trump a forgé sa popularité sur la provoc’, et pour le moment, il est donné grand gagnant des républicains.

Côté démocrate, il y a bien sûr Hillary Clinton. Figure emblématique de la politique américaine, l’ancienne secrétaire d’État représente le penchant classique du parti démocrate américain. En effet, si ce parti est considéré comme la « gauche » outre atlantique, Clinton refuse par exemple de suivre le modèle français sur les prestations sociales, revendiquées par une grande partie du peuple. La candidate est par exemple toujours partisane de la peine de mort et n’est favorable au mariage pour tous que depuis 2013.

En face d’elle, il y a Bernie Sanders, sénateur du Vermont, qui se distingue des candidats classiques du parti de par son statut de social-démocrate. Outre des revendications sociales et économiques, Sanders veut s’atteler à l’environnement, aux médias ou encore à la santé. Il a une volonté de réformer la politique étatsunienne et tend vers un régime plus social. Ainsi Sanders connait un certain gain de popularité et son ascension est fulgurante : il a d’ailleurs largement battu Clinton dans le New Hampshire.

En somme, ces primaires montrent une nouvelle fois la théâtralité des présidentielles américaines. Il faut prendre en considération le fait que le statut du président américain n’est clairement pas le même que celui de président français : un Obama n’est pas un Hollande en termes d’image, d’influence, ou de rôle au gouvernement. La politique américaine met en scène des candidats atypiques, et ces derniers se doivent de marquer les électeurs de leurs empreintes, quelles que soient leurs idées, aussi extrêmes que celle d’un Trump ou aussi revendicatrices que celles d’un Sanders. Ce qui compte, c’est de marquer les esprits par la personnalité.

DERRY NEW HAMPSHIRE - AUGUST 19:  Donald Trump speaks to overflow crowds after a town hall meeting in Derry, New Hampshire on Wednesday, August 19, 2015. (Photo by Melina Mara/The Washington Post)

Toutefois le peuple américain a soif d’évolution et d’avancement. Epuisés par la crise, en proie aux contestations sociales, avec des esprits de moins en moins fermés, les américains veulent que leurs conditions de vie et que celles des générations à venir s’améliorent, et pour cela, ils réclament du changement.

Pourtant, c’est pour le moment Clinton qui est donnée favorite pour l’élection ultime, au coude-à-coude avec Sanders, suivis de très près par Trump. Cependant, il ne s’agit là que d’une tendance et les rebondissements ne sont pas à laisser pour compte au cœur des élections américaines.

Une chose est sûre : le successeur de Barack Obama devra se doter d’une personnalité toute aussi atypique et de propositions concrètes, pour espérer durer à la Maison Blanche.

Déna KEYGHOBADI AZAR

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