Une médaille de Bronze pleine d’espoir !

0

Presque un an jour pour jour après son sixième titre mondial, l’équipe de France masculine de handball décroche le bronze au championnat d’Europe à Zagreb en Croatie, en battant le Danemark 32-29 lors de la petite finale.

Un contexte de changement de génération compliqué mais « bien maitrisé »

Cela ne les consolera pas totalement, mais cette médaille de bronze reste une belle étape de franchie pour cette équipe de France remaniée. Les raisons de ces changements sont multiples.

Premièrement, les blessures de joueurs « piliers » à l’image de Ludovic FABREGAS en défense et sur le poste de pivot, de William ACCAMBRAY sur la base arrière, et les incertitudes de Luka KARABATIC blessé à la cheville lors d’un match de préparation.

Deuxième raison : les retraites internationales de Daniel NARCISSE et de Thierry OMEYER, joueurs mythiques en équipe de France, qui vont disputer après près d’un vingtaine d’années leur première compétition internationale en tant que supporters.

Troisièmement, c’est surtout le passage de flambeau entre « les grands anciens, ceux qui ont porté très haut le handball français » et la nouvelle génération qui a été le principal facteur de ce remaniement. Le grand entraineur du Montpellier Handball Patrice CANAYER[1] explique ensuite que la France est « dans une phase compliquée, mais qui pour le moment est bien maitrisée : c’est la phase de changement de génération. […] Il faut faire émerger les nouvelles générations en essayant de maintenir un niveau de résultat élevé, ce qui est compliqué. ».

En effet, comme le confirme Jérôme FERNANDEZ, ex-capitaine de l’équipe de France de handball, et meilleur buteur actuel en équipe nationale avec 1463 réalisations, « On pourrait se dire, avec le changement de génération, les jeunes qui rentrent, certains blessés qui malheureusement ne pourront pas participer, ou vont devoir rentrer en cours de compétition, on ne partait pas dans les meilleures conditions… Mais finalement l’équipe est en place. »

Une médaille de bronze qui fait du bien

Retour sur le parcours quasi parfait de l’équipe de France dans la conquête de son cinquième podium européen.

(3/3) Match de poule : sans faute pour l’équipe de France

En s’enlevant l’épine « Norvège » du pied en battant sa meilleure ennemie à la dernière minute (32-31), l’équipe de France entame son Euro de la meilleure des façons.

Profitant du repos des joueurs cadres, les « jeunes » recrues ont pu briller lors du deuxième succès de l’équipe de France, qui fera cavalier seul contre l’Autriche (33-26). Ils sont également sûr d’accéder au tour principal. Sans totalement convaincre, les Bleus déroulent le jeu et écrase la Biélorussie (32-25) pour le dernier match des phases de poule.

(3/3) Tours principal : les Bleus déroulent

La France a réussi son entrée lors du tour principal en battant collectivement la Suède à Zagreb (23-17). C’est son quatrième succès de suite dans la compétition, grâce notamment à sa défense de fer et à son gardien de but qui a assuré le show avec ses 19 arrêts. Il sera élu à la fin de la compétition meilleur gardien de la compétition, un deuxième couronnement pour le portier de Montpellier, déjà élu meilleur gardien lors du championnat du Monde en janvier 2017.

Après avoir écrasé la Serbie (39-30), un nouveau gros combat attendait les Bleus.

En effet un gros choc s’annonçait contre la Croatie, pays hôte. Ce fut le cas, mais, une nouvelle fois, les Bleus ont su élever leur niveau de jeu collectif pour renverser une équipe de Croatie (27-30) qui jouait sa place en demi-finale, dans une ambiance électrique.

L’équipe de France termine donc en tête de son groupe, et file tout droit en demi-finale, toujours invaincue, toutes phases confondues.

(France 23 – 27 Espagne) Demi-finale : échec et mat pour les Bleus

Annoncée comme une partie d’échecs contre l’équipe que les Bleus connaissent sûrement la mieux, ni les coachs ni les joueurs français n’auront su trouver de solution contre l’Espagne. Les Espagnols s’offrent leur billet pour la finale malgré les 4 défaites cumulées depuis le début de la compétition. L’adversaire des Bleus a parfaitement su déjouer tout le projet de jeu de la France en imposant son rythme et fermant sa cage, grâce à deux gardiens incroyables d’efficacité.

(France 32- 29 Danemark) Petite finale : « On a su se remotiver », Michael GUIGOU

Comme l’a dit le doyen de l’équipe de France Michael GUIGOU au micro de BeIN Sport, auteur de son 900ième but lors de la petite finale et pour son 36ème anniversaire, « on a su se remotiver et être plus déterminés que les Danois pour aller chercher cette médaille qui finalement est belle. ». Si les tricolores ont dominé le Danemark et finissent la compétition sur une bonne note, reste quand même l’amère déception de voir la finale depuis les tribunes.

Une incroyable capacité à se renouveler

Conclusion de ce championnat : c’est sans Daniel NARCISSE et Thierry OMEYER que les Bleus, jeunes ou moins jeunes, avec ou sans expérience internationale, sont allés décrocher cette médaille de bronze européenne et ont montré leur incroyable capacité à se renouveler.

                                                                                                                                                                             Agathe MONIER

[1] Propos recueillis par Agathe MONIER, lors d’une interview donnée au journal Le Progrès, le 20/01/2018.

No comments

Cet article pourrait vous intéresser