Et Lyon coula le sous-marin jaune

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C’est dans un contexte difficile que les lyonnais ont reçu jeudi soir les hommes de Villarreal pour les 16èmes de finale de l’Europa League. En effet, les hommes de Bruno Génésio restent sur trois revers en quatre matchs, dont une défaite contre Monaco, concurrent direct pour la deuxième place, significative de qualification en Ligue des Champions.

Lyon : Lopes, Rafael, Marcelo, Morel, Marçal, Tousart, Ndombele, Traoré, Fékir, Aouar, Mariano

Villarreal : Asenjo, Gaspar, Gonzalez, Ruiz, Costa, Castillei, Hernandez, Trigueros, Fornals, Cheryshev, Bacca

Lyon attaque dès le coup de sifflet avec une frappe de Traoré des 25 mètres qui est finalement contrée par la défense espagnole. Le capitaine lyonnais Nabil Fékir obtient un coup-franc à 30 mètres, qui sera tiré par un Mariano insistant mais finira au-dessus de la cage d’Asenjo. Le match s’emballe à la 13ème minute, avec Mariano qui réussit à effacer Ruiz dans l’axe gauche malgré la faute de celui-ci (dernier défenseur, pouvant potentiellement annihiler une action de but, synonyme de rouge selon le règlement), mais le lyonnais se prendra les pieds dans le ballon devant le gardien. Immédiatement après, c’est Marçal qui est accroché et retenu par la défense espagnole, dans la surface de réparation, mais comme précédemment, l’arbitre ne dit rien et laisse jouer. Action un peu étrange pour tout le monde, la première faute pouvait valoir rouge, la deuxième pénalty…

Loin de totalement dominer les débats, c’est Lopes qui doit prouver son niveau à la 17ème minute avec un double arrêt, d’abord devant Trigueros puis devant Bacca. Lyon a eu très chaud sur cette action, les espagnols sont passés à un rien d’ouvrir le score sur les terres lyonnaises. Les dernières grosses actions de la 1ère mi-temps seront un centre de Rafael qui trouve Mariano au point de pénalty, de la tête, mais bloqué par Asenjo (23ème) et le magnifique coup-franc de Nabil Fékir (24ème), obligeant Asenjo à effectuer une magnifique parade pour conserver sa cage inviolée pour le moment.

À noter que les premiers cartons sortis par l’arbitre seront pour Gonzalez (42ème) et Cheryshev (43ème), malgré quarante-cinq premières minutes hachées par de nombreuses fautes, d’antijeu ou grossières, surtout de la part des espagnols qui se montrent agressifs au milieu de terrain.
Tout le monde en attend plus pour la 2nde mi-temps, et c’est ce qu’il se passa. Dès la 46ème, Ndombele marque son premier but avec l’OL, de la tête, sur une remise de la tête de Mariano initialement en lobe, après un centre dévié de Rafael. Trois minutes et quatorze secondes plus tard, c’est au tour de Fékir d’y aller de son but après une action individuelle de toute beauté de Mariano, qui enchaine feinte de corps et accélération pour se débarrasser de Alvaro et frapper sur Asenjo, qui repousse dans les pieds de Fékir. Ce dernier arme alors une frappe du gauche et met le ballon au fond des filets.

La physionomie de la 2nde période est totalement différente, Villarreal pousse fort mais c’est Lyon qui s’offre encore une nouvelle occasion à la 53ème avec Mariano, encore lui, qui frappe rapidement du droit mais voit sa frappe repoussée par Asenjo. À noter que le match de ce soir a permis de mettre en valeur les deux gardiens, qui ont dû s’exécuter pour garder le score inchangé. Cependant, c’est Villarreal qui marqua le 3ème but, avec Fornals suite à un centre de Cheryshev laissé passer par Trigueros. Lopes s’emploie pour dévier le ballon, mais la défense lyonnaise est à la traine, les joueurs ne peuvent que regarder le ballon se diriger vers le but et se gêne pour le dégager, mais celui-ci a déjà franchi la ligne.

Genesio, fidèle à lui-même, surprend les supporters en remplaçant Aouar, qui ne jouait pas à son poste, par Memphis Depay, dont on attend beaucoup pour apporter de la percussion sur la défense. Et ce fut payant pour l’entraineur lyonnais, qui gagne du répit concernant son poste, avec le but de Memphis à la 82ème, sur une magnifique frappe d’école des 25 mètres dans l’axe, une demi-volée missile qui vient se loger contre le poteau droit de Asenjo. Imparable.

Le match continue de s’emballer. À la 87ème, Carlos Bacca réclame un penalty non accordé par l’arbitre pour une faute de Mendy, bien réelle, et l’instant d’après, c’est Mariano qui arme une frappe des 25 mètres repoussée par Asenjo. Cornet, en retard (« comme d’habitude », comme dirait un certain Cloclo), ne peut mettre ce ballon au fond des filets pour le 4-1. Une minute plus tard, c’est Lopes qui s’exécute pour conserver le 3-1, sur une frappe de Fornals, puissante, mais directement sur le gardien, qui bloque et conserve superbement le ballon.

Ce match est à l’image de l’équipe lyonnaise depuis quelques temps déjà : des exploits individuels, des joueurs criants de talent, mais aucune cohésion, une absence marquante de fond de jeu et surtout de bon coaching. Encore ce soir, le milieu de terrain a été coupé en deux par les espagnols, rendant impossible toute possession durable et construction d’une phase offensive. De là à dire que l’entraineur en est le principal responsable, il n’y a qu’un pas.

Lyon se place cependant dans une optique favorable pour la qualification, même s’il faut rester prudent : nous avons eu l’exemple l’année dernière que même une victoire 4-0 à l’aller ne garantissait pas une qualification…

Le match retour sera à suivre le 22 janvier, à 19h, à Villarreal cette fois. En attendant, Lyon se déplace à Lille ce weekend, pour le compte de la 26ème journée de Ligue 1.

Laura Capievic
Guillaume Sanchez

 

Merci au Café du Commerce, groupe de supporters de l’OL, pour l’illustration.

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