L’OL perd son pari

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L’avant match

Le dimanche 27 novembre 2016, l’Olympique lyonnais reçoit le Paris Saint Germain, dans un seul objectif : gagner pour espérer rester en lice pour le podium.

            Ce match a une saveur particulière du côté des supporters : Cyril Hanouna (fervent supporter du PSG) vient donner le coup d’envoi, accompagné d’un enfant, tout en portant un maillot de l’OL. Hatem Ben Arfa, l’enfant maudit de Gerland, revient, quand à lui, après son passage chez ses divers clubs de cœur (Lyon, Marseille, Nice, Paris).

La rupture avec le club apparait de plus en plus confirmée quand les Bad Gones (Virage Nord) refusent d’être assimilés à la campagne de communication désastreuse du club concernant le silence régnant au Parc des Princes. Surtout quand on sait qu’il y a 10 ans, c’était nous qui portions des bouchons d’oreilles chez eux. Le traditionnel « Ahou » d’avant match ne sera alors pas lancé mais il sera fait après 5 min de jeu, moment où le club en profite pour lancer son fameux « record de décibels », sachant que les virages n’y avaient pas participé en avant-match.

Le match

La première mi-temps est parisienne, sans aucun doute laissé, puisque les Lyonnais ne pressent pas, à l’image d’un Lacazette esseulé devant, de Rachid Ghezzal qui ne contrôle pas un seul bon ballon, ou encore de Ferri n’arrivant pas à lancer un ballon vers l’avant. Ce qui devait arriver arriva, l’arbitre accorde un penalty indiscutable après une faute de Rafael sur Motta, penalty transformé par Cavani en plein axe, battant Lopes parti à gauche.

Lucas manque par deux fois d’alourdir le score, et c’est alors la chance et un grand Lopes qui empêchent l’OL d’en prendre 4 durant cette première période. Les statistiques le prouvent, puisque durant les 45 premières minutes, on décompte 8 tirs pour le club qatari contre 1 pour la capitale des Gaules, et 22 centres tentés pour Paris. Concernant l’OL, c’est la première fois depuis 2006.

Au retour des vestiaires, le grand Bruno Genesio, artisan de la fameuse deuxième place de la saison dernière fait, pour la première fois de la saison, un coaching gagnant avec la double-entrée de Matthieu Valbuena et de Nabil Fékir à la place de Jordan Ferri et Macej Rybus, tous deux inexistants durant la première mi-temps. Sur une passe de Gonalons, Rafael, l’un des hommes du match ce soir, dribble entre la défense parisienne, élimine Maxwell et frappe. Le ballon heurte le poteau gauche d’Aerola et vient dans les pieds de Valbuena qui décoche un missile en pleine lucarne. L’OL revient au score, le stade s’enflamme et les joueurs sont surmotivés.

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Lacazette aurait pu alourdir le score si l’arbitre n’avait pas été en travers de son chemin, ce qui se reproduira sur une tentative de contre en fin de match. Malheureusement, même si l’OL va tirer 13 fois au but contre 3 seulement pour les visiteurs en seconde période, ce sont ces derniers qui vont prendre l’avantage, suite à un contre orchestré par Aurier et Meunier, ce dernier venant centrer sur la tête de Cavani qui s’offre un doublé. Alors que la victoire était possible, Genesio fait un changement défensif, sortant Ghezzal pour Tousart, et la punition fut immédiate, puisqu’une minute plus tard, les Parisiens prennent l’avantage. À quoi sert de jouer si c’est pour viser le nul ?

Genesio soulignera en conférence de presse le fair-play trop important des joueurs vis-à-vis des Parisiens, en comparaison avec l’anti jeu provoqué par un certain Motta, qui est bien connu pour ses coups de sang, mais qui finira le match comme si de rien n’était…

Ce mois de novembre va être compliqué pour les joueurs et le staff, puisqu’en cas d’élimination de Ligue des Champions, Lyon ne pourra rien viser d’extraordinaire cette saison… La faute à un entraineur dépourvu de toute vision tactique et technique du football, faisant copain-copain avec les joueurs, laissant sur le terrain un joueur inutile et en conflit avec le club suite à une demande de revalorisation salariale (salaire multiplié par 10) … Cependant, l’ambition du staff n’est plus à démontrer, on ne peut espérer terminer sur le podium en gagnant sur des coups du sort (Montpellier, Lille, etc…) ou en jouant seulement 45 min sur 90.

Un autre point est à souligner. Quand un match comme ça est censé se préparer dans l’humilité, dans la discrétion, les chargés de communication se mettent en avant, cherchant à déstabiliser un club subissant des attaques depuis l’arrivée des Qataris. Bien sûr, cela ne marche pas, et s’il n’y a pas une remise en question rapidement au sein des joueurs, du staff et du président, la fin de saison risque de résonner vide dans le stade.

Homme du match :

Maxime Gonalons : au top niveau depuis son retour de blessure et de suspension, il montre encore une fois qu’il est le meilleur Lyonnais sur le terrain.

Arbitrage :

Encore une fois, Paris est bien aidé par l’arbitre, même si le pénalty était indiscutable. Les mains parisiennes dans la surface, le fait que Motta termine le match alors qu’il fait des fautes, il s’énerve contre l’arbitre… Même arbitre qui distribuera un carton jaune à Verratti pour une faute de Motta.

Guillaume Sanchez

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