La « FREE », retour sur un événement qui a tenu toutes ses promesses

0
Soirée Free

Quand Jules Barrillot, président de l’AE2L (association organisatrice de l’événement) m’a parlé de la soirée FREE il y a de cela quelques semaines, j’étais encore dubitatif. Moi qui ne connaissais pas la FREE, sa présentation sur Facebook a piqué ma curiosité : « tubes des années 80, 90 et 2000 », « des prix cassés au bar ». La consigne était sans équivoque : « Ramène ta tenue la plus dingue, la plus kitsch » parce qu’« une tenue de soirée ? C’est surfait… ». Le ton était posé. Derrière la FREE, terme d’apparence banal et marketing, se cachait tout un concept, je dirais même une philosophie festive.

Au soir du mercredi 1er février, direction le Loft Club, à Jean Macé. Dans les rames du Métro lyonnais, on sentait déjà que quelque chose d’inhabituel se tramait à la vue des nombreuses perruques roses et autres déguisements loufoques. À mon arrivée, le club était déjà presque plein et la foule d’étudiants frétillait sur la chanson de Pokémon (Pokémon attrapez-les tous !…). Je m’empressai d’aller interviewer des membres de l’AE2L avant qu’ils ne soient plus en mesure de s’exprimer.

Florian, ex-trésorier et aujourd’hui administrateur de l’asso me raconte le chemin parcouru par cette soirée FREE. Pendant des années, elle ne rassemblait qu’un cercle plus intime dans un plus petit club. L’année 2015 constitua un tournant, lorsque l’AE2L décida d’organiser la FREE au Loft Club, référence lyonnaise dans le milieu de la nuit. « Ce fut un pari risqué » m’explique Shaïnez, ex-présidente de l’asso, « il s’agissait de trouver un nouveau départ. On se demandait, est-ce que le concept va encore marcher ? » Mais la FREE connut un succès grandissant en 2015 puis en 2016. « Il s’agit déjà de la 13ème édition organisée ! » me dit-elle enfin, des étoiles dans les yeux, avant de rejoindre ses camarades pour danser sur la célèbre chanson de Oui-oui. Et il y a de quoi être fier !

Habillé en jean t-shirt, je faisais presque tâche, un concours de déguisements étant organisé, si bien que chacun avait tenté de se vêtir d’accoutrements pour le moins inhabituels. Sans oublier de profiter de la FREE, je discute avec quelques étudiants et je constate que les profils sont variés. Ce qui revient est la sensation que « les gens se lâchent plus facilement qu’en boite classique » me dit un étudiant en langues entre deux verres. L’ambiance est particulière, elle est plus festive, on se prend moins au sérieux que dans une boîte traditionnelle. Comment ne pas s’y sentir à l’aise ? Surtout après la chanson de la Reine des Neiges, qui vient marquer l’apogée de cette soirée complètement déjantée (libérééééeee, délivréééééeee… Ça y est vous l’avez en tête ? Ne me remerciez pas !).

Le lendemain je me réveille avec de bons souvenirs, et un léger mal de crâne comme il en est coutume. Un bilan de la soirée monsieur le Président ? : « C’était beau. Une institution qui se met en place, un succès toujours plus beau, toujours plus FREE. Je suis fier de mon association, de mon équipe, de mes étudiants, de ma soirée, c’était beau » me lâche t-il. En effet, avec cette année 700 entrées – son record depuis ses débuts – il faut bien admettre que la FREE a rencontré un franc succès. Jules Barrillot m’annonce enfin que l’association se concentrera jusqu’à la fin de l’année sur leurs événements culturels, et rappelle que l’un des objectifs principaux reste de « mettre toute forme de culture à disposition des étudiants ». En mars et avril, l’AE2L vous donne rendez-vous pour toute une série d’événements culturels célébrant les artistes rebelles !

Vous l’aurez deviné, le JMP a adoré la FREE ! Si vous y étiez aussi n’hésitez pas à donner vos impressions en commentaire !

 

Ulysse Rousset

No comments

Cet article pourrait vous intéresser