La COP 21 : entre conférence humanitaire et « capitalisme vert » ?

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La nécessité de l’intégration internationale des problématiques de l’environnement.

La conférence de Paris sur les changements climatiques qui aura lieu du 30 novembre au 11 décembre 2015 est la réunion, d’une part, des parties à la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP 21, nom le plus médiatisé de la conférence), et, d’autre part, des parties au Protocole de Kyoto (CRP 11).

Des objectifs coercitifs à atteindre

La COP 21 s’est fixée comme objectif, lors de la MedCop21 de début juin, de limiter le réchauffement mondial à 2°C, limitation devant être approuvée par chaque partie présente à la conférence mondiale. Selon les dires des organisateurs, « l’objectif est d’aboutir pour la première fois à un accord universel et contraignant permettant de lutter efficacement contre le dérèglement climatique ». A terme, devront être formalisées la baisse des émissions de gaz et l’adaptation progressive des sociétés aux défis environnementaux du futur.

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Le développement d’une relation équitable Nord/Sud

Le Fonds vert pour le climat s’est donné comme objectif de rassembler 100 milliards d’euros afin d’aider les pays en développement à accompagner le mouvement. Les principales subventions accordées proviennent des pays du « Nord », comme les Etats-Unis, le Japon, le Royaume-Uni ou l’Allemagne. La BIRD, Banque internationale pour le développement, a également indiqué vouloir investir 15 milliards afin de stimuler l’action des gouvernements du « Sud ».

L’existence d’un double langage

Dans l’ombre de l’activité des organisations intergouvernementales, les ONG allemandes et françaises dénoncent le « capitalisme vert » des résolutions environnementales. Ainsi, l’ONG Attac France a récemment dénoncé l’incurie des Etats, préférant « changer le climat plutôt que le système ». Plus généralement, il est reproché aux groupes multinationaux d’adopter un double langage. Ainsi, à propos d’Engie (qui a pris la suite d’EDF), Ségolène Royal s’est montré dubitative : « Il faut être logique. On ne peut d’un côté déplorer les effets catastrophiques du dérèglement climatique et de l’autre continuer à investir dans les énergies fossiles ».

Alexandre Ljubojevic

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