INTERVIEW D’HERVE DE GAUDEMAR, Doyen de la faculté de droit

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Interview réalisée par Hubert Guérin.

Parcoursup : « un outil en état d’impréparation« 

Le 22 mai, les résultats de Parcoursup sont tombés, provoquant la polémique. Si Hervé de Gaudemar salue la « philosophie saine » de la loi Vidal, dite loi pour l’orientation, et la réussite des étudiants (ORE), il n’en juge pas moins que Parcoursup est un « outil en état d’impréparation« . La réforme aurait en effet été menée trop rapidement, suivant un rythme politique et non administratif, veillant à installer une « culture de l’orientation » au lycée.
L’impact de cette réforme vis-à-vis de Lyon III serait mince puisque le choix avait déjà été fait de refuser le tirage au sort via une capacité d’accueil élevée. Ainsi, l’année prochaine, les licences de droit accueilleront 1300 personnes contre 1270 l’année précédente, et la licence droit science politique en accueillera 340 contre 320 l’année dernière. Cette même augmentation est à noter pour la filière droit philosophie et le campus de Bourg-en-Bresse.

Fusion des universités : « hors de question d’abaisser le niveau des études« 

S’étant précédemment exprimé à ce sujet dans notre précédent journal papier (JMP n°7), Hervé de Gaudemar revient sur ce thème en insistant sur le fait qu’il est « hors de question d’abaisser le niveau des études« , cela grâce à une composante de droit à part entière qui permettra de maintenir le niveau actuel. Le coeur de ce projet est de « prendre le succès de chacun« , que chaque université apporte le meilleur de soi-même.

Nouveautés 2018-2019 et nouveaux masters

Chacun de ces projets passe par un processus compliqué où se superposent de nombreux conseils (conseil de faculté, commission de formation et de vie universitaire, conseil d’administration…). Ainsi, sous réserve de validation, la faculté de droit devrait se doter de nouveaux masters, notamment d’un master mention droit des affaires, sur la restructuration des entreprises en difficulté. Un master de droit public approfondi devrait aussi ouvrir à Beyrouth, à l’Université Saint-Joseph, qui sera bien un master de Lyon III.

La notation à Lyon III

L’université a été attaquée pour avoir voulu devancer les facs parisiennes. Selon le doyen de la faculté de droit, la volonté n’est pas exactement celle de devancer les facs parisiennes, bien qu’en vertu de la réputation du corps enseignement de Lyon III, l’ambition existe de vouloir « se situer en tête des facultés de droit françaises ».
Cela se traduit-il dans les notes ? Il n’en est pas certain. Les étudiants peuvent ici avoir une perception décalée. En effet, aucune directive n’est donnée concernant les notations, cela revient à la libre appréciation des professeurs. Ainsi, des décalages peuvent exister entre une série et une autre. Les délibérations, composées d’un seul jury d’examen par année, sont là pour créer une sorte d’harmonisation. Toutefois, il existe toujours une volonté de mieux coordonner l’ensemble des examens, notamment concernant la variété des types d’examens (oraux, synthèses, dissertations, QCM…).

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