[EXCLU] Quand Frigide Barjot était adhérente à la Corpo Lyon III…

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L’ex-pasionaria de la Manif pour Tous, Frigide Barjot était un membre actif de la Corpo de Lyon III. C’est ce qu’elle a confié dans une interview d’Hubert Guérin à paraître ce soir. Le JMP vous en dit plus en exclusivité.

L’université regorge d’associations qui comptent parmi leurs ex-adhérents des personnalités médiatiques en première ligne pour défendre une cause voire « l’humanité homme-femme » ? C’est le cas de la lyonnaise Frigide Barjot. Porte drapeau de la Manif pour Tous, opposante n°1 au mariage homosexuel, elle était omniprésente dans les médias au début du quinquennat de François Hollande avant une chute (brutale) début 2014. Dans une interview qui sera diffusée ce soir sur RVR Radio dans l’émission Politiquement Incorrect*, celle qui se présente comme « l’attachée de presse de Jésus » s’est confiée à Hubert Guérin sur son parcours révélant des détails sur son passé à Lyon III et sur les difficultés de sa nouvelle vie loin des caméras.

« J’étais à la corpo de droit de Lyon III »

Originaire de la capitale des gaules, Frigide Barjot explique, dans cette interview, avoir « une maîtrise de droit des affaires à Lyon III ». C’est une période durant laquelle celle qui deviendra la rockstar des anti-mariage gays se forge l’image « d’une ambianceuse mobilisatrice » comme elle le dit elle-même. En effet, dans les « années 1980-1984 » elle révèle être une « adhérente » et membre active de « la corpo de droit de Lyon III ». Une période que Frigide Barjot décrit avec nostalgie comme « des années de luttes étudiantes ». Dans cet entretien, elle expose notamment son influence importante au sein de l’association étudiante, en détaillant avoir « mis les facs en grève » contre la loi Savary avec la Corpo. La loi Savary (du nom du ministre Alain Savary) de 1984 est une large réforme des universités qui crée la notion de « service public d’enseignement supérieur » pour contribuer à rapprocher les différents cursus (universités, grandes écoles, formations courtes). Elle fixe 4 missions à l’enseignement supérieur : la formation initiale et continue, la recherche scientifique, la diffusion de la culture scientifique et de l’information scientifique et technique et la coopération internationale. Une loi qui a depuis été abrogée par le code de l’Education. Si Frigide Barjot semblait déjà posséder à l’époque une capacité de mobilisation impressionnante, elle pouvait également compter sur le soutien de plusieurs amis – également membre de la Corpo – parmi lesquels l’actuel Evêque d’Oran.

« Mon ami Jean-Paul Vesco était président de la Corpo »

Si Frigide Barjot semble être l’une des adhérentes de cette période au CV le plus médiatique comme vous le révèle le Jean Moulin Post, elle pouvait compter sur plusieurs amis au sein de la Corpo de droit. Parmi ceux-ci, il y avait Mgr Jean-Paul Vesco, actuel Evêque d’Oran (Algérie) qui n’était autre que le Président de la Corpo de droit. Pour ceux qui ne le connaitraient pas, Jean Paul Vesco fut avocat avant d’entrer dans les ordres et d’être nommé Evêque d’Oran par le Cardinal Barbarin en 2013. Connu pour ses positions très virulentes contre le mariage gay, il a pris publiquement la défense du Cardinal Barbarin dans les affaires de pédophilie estimant qu’il « était un bouc émissaire » en ajoutant que lui « ne peut pas exclure qu’il n’aurait pas maintenu Bernard Preynat dans ses fonctions » malgré les accusations de pédophilie. Devant le micro d’Hubert Guérin, Frigide Barjot affirme que Jean Paul Vesco est « un ami » qui « m’aide dans mon combat de résistance pour la préservation de l’humanité homme-femme » – louant en off les qualités d’un homme « exceptionnel » – qui lui a permis de rencontrer en privé le Pape François en 2016.

« Aujourd’hui, je mène une vie difficile » confie Mme Barjot

Si la missionnaire Frigide Barjot a connu pendant plusieurs années les flashs et les micros, aussi bien comme pasticheuse et icone des boites gays parisiennes que comme opposante n°1 au mariage homosexuel, elle affirme que sa vie actuelle « est compliquée ». Taxée d’homophobe par une partie de l’opinion publique, Frigide Barjot assume être une « ambianceuse au service des Cardinaux » expliquant que la mobilisation contre la loi Taubira « n’était pas possible sans le réseau des paroisses » ! Aujourd’hui, Frigide Barjot affirme « ne plus avoir un grand accès aux médias » et avoir « mis un terme à toute vie sociale ». Selon elle, il faut « du courage » pour l’inviter car « ma bienveillance et ma miséricorde pour les personnes homosexuelles » est caricaturée par des groupes violents. « C’était ce discours de bienveillance et de miséricorde que je portais à la tête des manifs » affirme l’ex-égérie du mouvement anti-mariage gay…
N’en déplaise à Frigide Barjot, la manifestation du 26 mai 2013 (à laquelle elle ne participe pas car se disant « menacée » mais fut l’organisatrice) débouche sur des violences et plus de 293 interpellations. « Même si effectivement cela ne s’est pas vu par le grand public » reconnaît-elle finalement… Malgré cela, Frigide Barjot tient la barre et s’engage dans un nouveau combat avec le Pape François pour préserver l’humanité homme-femme et promouvoir l’union civile (union des homosexuels sans la filiation inhérente au mariage) car elle estime s’être « toujours » battue pour les droits des personnes homosexuelles en France et va continuer.
Elle repart « en résistance pour les homosexuels que j’aime » proclame-t-elle.
Pendant que la Corpo continue d’animer la vie de Lyon III… dans les pas de Frigide Barjot.

* : Interview intégrale de Frigide Barjot à retrouver ce soir dès 18h45 sur RVR Radio puis en podcast sur le site internet.

La Rédaction du JMP

 

Retrouvez les enregistrements des propos de Frigide Barjot ci-dessous.

Concernant son passé à Lyon III :

Concernant sa rencontre avec le Pape François :

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