Concilier études et création d’entreprise, un concept à la mode

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Un des principaux conseils que j’aurais à donner serait de s’ouvrir au monde, d’aller au-delà du visible et de ce qui est à côté de nous. D’oser l’aventure.

Je me souviens de ce que disait M. Franck Mermoz, Doyen de la faculté de droit de Jean Moulin III ; dès mon arrivée, la première rentrée, celui-ci a expliqué ce qui nous attendrait, le travail, mais pas que. M. Mermoz a évoqué ce côté humain de l’université, qui est un lieu de rencontre, d’échange ; c’est ici que commence le reste de notre vie. C’est dans ces locaux que nous côtoyons la différence, c’est ce même critère qui nous apporte plus en une année que le passé d’études derrière nous. Je parle de l’apprentissage d’une connaissance du fait de découvrir l’autre et de ce qui l’entoure.

Plus j’avance aujourd’hui vers ce futur proche, plus j’apprends à découvrir mon prochain. Les personnes dont je veux vous parler dès à présent sont des étudiants qui se sont lancés dans la création de leur propre entreprise. Nous avons presque tous ce fantasme de créer nous aussi notre propre marque, notre propre firme, nous voyons tous la femme ou l’homme d’affaire en tailleur ou costume que nous serons, marcher vers sa réussite.

Certains commencent plus tôt que d’autres. Il est dur d’expliquer pourquoi, la situation qui s’y prête, la confiance en soi, le pouvoir de le faire, mais aussi un brin d’adrénaline et pas mal de courage peut être permettent cette mise en réalité.

J’ai échangé avec certains étudiants de Jean Moulin afin d’apporter un regard réel sur la conciliation de la création et gestion d’une entreprise et les études.

Il est vrai que mis à part l’argent qui peut nous manquer, le manque d’information ou d’expérience, il reste l’image. On ne peut que choisir notre clientèle, et majoritairement il sera plus simple de toucher la clientèle se rapprochant de notre âge, car un étudiant autoentrepreneur ça peut fait rire, ça peut susciter de la curiosité ou même de l’admiration. Mais il est ainsi possible de ne pas être pris au sérieux, et de cela peut s’ensuivre un découragement. La majorité des intervenants m’a répété combien il était primordial de bien être entouré, de pouvoir compter sur son entourage pour être encouragé et ne pas baisser les bras.

L’étudiant autoentrepreneur est un concept moderne, les anciennes générations ont du mal à accepter et comprendre cette volonté de sortir du rang. Néanmoins, les étudiants sont lassés d’entendre qu’aucun travail les attend à l’extérieur, que le taux de chômage est catastrophique suite à la conjoncture économique. C’est pour se prouver à soi-même et aux autres que l’on peut surmonter cela et même très bien. Il suffit d’avoir ce plus, cette folie positive qui est de se lancer.

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Il a été ensuite demandé aux étudiants qu’elles avaient été les principales difficultés rencontrées dans leur projet, et étrangement il n’a pas été abordé cette conciliation études-entreprise, mais plutôt tout ce qui entourait l’entreprise elle-même. Pour certains, les problèmes financiers et administratifs, pour d’autres les idées divergentes avec leurs partenaires. Mais ce sont des problèmes que l’on peut qualifier de « normaux », lorsque l’on débute. Ce qui nous amène à nous interroger sur la possible situation égale entre un individu lambda et un étudiant lors de la création d’une entreprise : si cette théorie se révèle exacte, pourquoi ceux-ci ne sont pas considérés comme égaux face à leurs ainés ?

Quoi qu’il en soit, le travail à l’université n’est pas un facteur contraignant d’après mon enquête : on peut très facilement le concilier si l’on a une bonne organisation. Je pense pour ma part que c’est aussi motivant, d’avoir des responsabilités réelles, cette prise en main est positive et aidera quoi qu’il arrive tout au long de notre vie, même si cela ne fonctionne pas comme prévu, il en résultera de l’expérience.

Un grand nombre d’étudiant m’a contacté. J’ai été contrainte d’en sélectionner, voici la liste loin d’être exhaustive de ceux-ci :

Jordan Jeandon, créateur de la marque Lundi Midi : lundi-midi.com
Maritza Jaillet, créatrice d’une maison d’édition, permettant de publier ses livres à son compte : http://maritza.e-monsite.com
Aurélien Simean (connu sous Pinpin), créateur de l’ex marque KeepCalm France et de TodaLoca

Ophélie Farissier

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