Alerte Rouge !

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« Le féminisme est un sort d’humanisme, et il faut que les gens, les hommes et les femmes, prennent conscience de ça, pour travailler ensemble contre les inégalités et les discriminations. »

C’est ainsi que Pauline Zaragoza, membre actif de l’association féministe de l’Université Lyon 3, nous a expliqué ce qu’est le féminisme pour elle. En effet, l’association ALyon Nous, active depuis janvier 2018, entend promouvoir l’égalité entre hommes et femmes, et souhaite surtout faire entendre les discriminations faites aux femmes pour sensibiliser tout le monde sur le sujet. Elle défend aussi un féminisme dit intersectionnel, qui dénonce les discriminations accumulées pour la couleur de peau, la sexualité ou encore la religion pratiquée.

« Nous sommes aussi des féministes pro-choix. Si le choix de chaque femme est conscient et consenti, alors il n’y a rien à redire ! »

Un autre enjeu reconnu par l’association ALyon Nous, né avec le débat concernant l’avortement, est celui du choix de la femme. Comme pour tout être humain, il est important de défendre les décisions d’une femme (comme d’un homme) et de ne pas les juger. Surtout il ne faut pas qu’elles subissent le choix d’autrui.

« On a vraiment beaucoup d’idées de projets pour le futur. »

Pour défendre ces valeurs, l’association ALyon Nous va essayer de lancer plusieurs projets, tels que l’organisation de débats, de conférences, ou encore de projections de films/documentaires sur le sujet. Mais le premier pas vers le changement se fera grâce au projet « Alerte Rouge ! ». En effet, en partenariat avec Main Tendue, une collecte de serviettes hygiéniques et tampons va avoir lieu le lundi 12 février à la Manufacture des Tabacs afin de pouvoir les redistribuer aux femmes sans-abri.

« Oui oui ! J’ai dit serviettes hygiéniques ! »

Souvent soutenues au niveau alimentaire, ou aussi avec des produits pour les bébés, mais pas au niveau hygiénique, les femmes sans-abri, n’ayant pas la possibilité d’acheter le nécessaire, pendant leurs règles se protègent avec ce qu’elles trouvent, ou même ne se protègent pas du tout. Se retrouvant donc dans des conditions inhumaines une semaine par mois, elles ont beaucoup de problèmes de santé. Cette situation fait aussi baisser leur confiance en elles, ce qui rend plus difficile une possible réinsertion.

« Le but est aussi de détruire le tabou des règles et d’amener une aide collective pour une amélioration de leur quotidien. »

Les règles sont un sujet dont on parle trop peu souvent, et pour autant cela reste quelque chose de totalement naturel. Certaines femmes ont encore du mal à en parler, et beaucoup d’hommes ne veulent pas en entendre parler, au point où même en faisant les courses, le rayon des serviettes reste un lieu à éviter. L’association ALyon Nous entend surmonter ce tabou et nous encourage donc tous, femmes et hommes, à participer à la collecte.

Si le projet marche, une collecte mensuelle sera la prochaine étape pour l’association.

« Ça sera peut-être compliqué, mais en tout cas, je suis optimiste ! » conclut Pauline.

Fulvia Santini

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